Mac ou PC ?
Je pensais tout d’abord poster ceci sous forme de réponse au commentaire de nico sur mon message au sujet de l’iMac. Mais comme cela devenait long, j’ai préféré faire un billet complet sur lequel je vous invite à réagir —gentillement, la guerre entre pc-istes et mac-eux ne nous intéresse que de loin ici.
Vous aurez compris en lisant mon blog que je suis une adepte de la pomme. Mais il n’en a pas toujours été ainsi.
A part mon tout premier ordinateur qui n’était ni un mac ni un PC, mais un dinosaure nommé « Bull Micral », j’ai eu exclusivement des PC (dos et windows) entre les mains depuis… 20 ans. PC sur lesquels j’ai développé bon nombre d’applications —surtout des jeux— sous windows et même sous DOS. C’est dire si je connais.
Alors, pourquoi suis-je subitement passée sous le pommier ? Voici la raison.
Pour les pressés, vous pouvez directement zapper aux derniers paragraphes qui vous donneront mon ressenti comparatif entre les windows et les mac. ES RAISONS Je suis passée sur mac il y a un peu plus d’un an maintenant, à cause d’un truc tout bête : je venais de m’acheter un nouveau PC avec 4Gb de RAM… sur lequel seuls 3,5 Go étaient reconnus par Windows 32 bits, et le driver de ma carte son (une E-MU 1820) n’allait jamais être porté sur Windows 64bits…
J’ai donc cherché une alternative à Windows. Linux n’a même pas été envisagé : pas de logiciel de retouche digne de ce nom (Gimp est certes gratuit, mais est trop à la traîne pour être envisagé sérieusement), et encore moins de bons logiciels de musique. La donne a peut être changé depuis, je n’en sais rien.
Emballée par l’ergonomie de mon iPod Touch, j’ai tenté d’installer mon PC en hackingtosh pendant quelques mois -un Leopard trafiqué pour qu’il démarre sur un PC classique, et j’ai bien aimé. Subitement, l’ordinateur semblait avoir presque doublé en fluidité : les petites animations (rebonds sur le dock, effet génie de des fenêtres…) sont toujours fluides, le disque dur ne semble pas sollicité en permanence pour swapper.
Après cette « période d’essai » concluante, j’ai fini par casser mon petit cochon d’économies, et me payer un macbook pro. Plus récemment, j’ai pris un iMac 24″. J’ai cependant toujours un PC Windows —celui qui avait été transformé en hackingtosh— pour les besoins de mon boulot.
Alors, que faut-il retenir de tout cela ?
D’un point de vue personnel, je suis réellement contente de mes macs. Ils fonctionnent bien, c’est effectivement « idiot proof », mais sans pour autant prendre l’utilisateur pour un idiot —choses que n’arrivent pas bien à séparer les concepteurs de Windows, à mon humble avis. Bref, c’est simplement « user friendly ».
L’offre logicielle est largement moins étendue que sur Windows, mais on trouve de quoi faire malgré tout. Enfin, tout cela a un prix : un mac est légèrement plus cher qu’un PC équivalent —il faut savoir qu’un mac dispose de toutes les « options » et est construit sur des composants de bonne qualité, contrairement à beaucoup de PC au prix plancher qui sont construits sur des composants très bas de gamme, ce qui explique l’écart de prix souvent mis, en partie à tord, en avant.
J’ai coutume de résumer tout ceci ainsi : Contrairement à d’autres, on a l’impression que Apple a réellement essayé et utilisé ses applications avant de les mettre en vente.
La seule chose avec laquelle j’ai encore un peu de mal, c’est l’ergonomie de Logic, le logiciel de music professionnel d’Apple. Etant habituée à Cakewalk/Sonar depuis près de 15 ans, le changement est un peu délicat. Pour la petite histoire, je viens de racheter une licence pour Sonar (Home Studio), sous windows, afin de pouvoir reprendre mes anciens morceaux plutôt que d’avoir à les refaire sous Logic